le désamiantage du campus de Jussieu

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Le campus s’étend sur environ 13 hectares. Il est composé de deux principaux groupes d’ouvrages : Le “gril d’Albert” et la tour centrale. A Jussieu, l’amiante a été utilisé sous toutes ses formes et plus particulièrement sous celles de flocages friables pour la protection au feu des structures métalliques intérieures du Gril et de la tour centrale.

L'amiante sur le campus de Jussieu

 Le campus s’étend sur environ 13 hectares. Il est composé de deux principaux  groupes d’ouvrages : Le “gril d’Albert” et la tour centrale

A Jussieu, l’amiante a été utilisé sous toutes ses formes et plus particulièrement sous celles de flocages friables pour la protection au feu des structures métalliques intérieures du Gril et de la tour centrale.

Au fil des années, les flocages d'amiante se sont dégradés. D’une part, la fonction de protection au feu n'était plus assurée de façon satisfaisante et, d’autre part, les faux plafonds et placards techniques étaient fortement contaminés par de la poussière contenant des fibres d'amiante.

Suite à un diagnostic réalisé par SETEC et à des analyses sur l'ensemble du campus, des mesures de protection d'urgence ont été prises et l'enlèvement de l’amiante a été décidé en 1996 afin de protéger les usagers présents dans les bâtiments.

Initiée par les services du rectorat, l’opération de désamiantage du site s’est très vite avérée d’une ampleur telle qu’il fut décidé de créer une structure « ad hoc » pour le prendre en charge.

Avec environ près de 300 000 m2 shon à traiter, ce chantier a été le plus important d’Europe.

La création de l’Etablissement Public du Campus de Jussieu (EPCJ)

L'Etablissement Public du Campus de Jussieu (EPCJ), ou EPA Jussieu, a été créé le 17 avril 1997 (décret n° 97-356).

Au terme de ses statuts, l’EPCJ assurait donc la maîtrise d’ouvrage du désamiantage, de la mise en sécurité et par extension de la restructuration du campus de Jussieu et devait conduire une réflexion sur l’aménagement général du site.

Le désamiantage et la réhabilitation du campus de Jussieu est une opération hors norme par son ampleur et par sa complexité. Dès 1997, il a été décidé de garder les enseignements sur place et de délocaliser les laboratoires de recherche, que ce soit en physique, chimie ou sciences de la vie. Il a donc fallu procéder au déménagement de produits chimiques sensibles, d’appareil de mesure nécessitant des précautions de démontage et de remontage très spécifiques. Ensuite il a fallu aménager les locaux extérieurs pour accueillir ces laboratoires. Au fur et à mesure des différentes vagues de relogement qui ont représenté plus de 400 000 m2 shon, les opérations de désamiantage ont pu s’effectuer.  Lien vers animation transferts

Une question de santé publique

Des délais dictés par le décret amiante

Le décret (2001-840 modifiant le décret 96-97) sur les risques liés à l’amiante publié le 13 septembre 2001 fixait un délai de trois ans pour réaliser les travaux de confinement ou de désamiantage avec une possibilité de prorogation de trois ans pour les ERP de la 1ère à la 3ème catégorie ou pour les IGH.

A noter que le décret prévoyait l’éventualité d’une prorogation supplémentaire de 3 ans pour le cas des opérations particulièrement complexes. Le campus de Jussieu en faisait partie.

Un plan d’accélération des chantiers du campus a dès lors été mis au point et validé lors d’une réunion interministérielle le 14 novembre 2001, pour que les locaux amiantés puissent être libérés avant fin 2007 et le désamiantage terminé en 2009. Une dernière et ultime prorogation a été nécessaire et accordée le 26 décembre 2007, prorogeant le délai de désamiantage des bâtiments du campus de Jussieu jusqu’au 31 décembre 2010.

Prorogation des travaux de désamiantage

Une prorogation du délai des travaux a été obtenue par arrêté préfectoral du 22 juillet 2004. Elle a permis, après avis favorable du Conseil Supérieur d’hygiène publique de France, de reporter le délai des travaux de désamiantage des immeubles du campus au 1er janvier 2008. Cette prorogation, renouvelée une dernière fois en décembre 2007 et portant la fin des travaux de désamiantage au 1er janvier 2011, est assortie des mesures suivantes, à la charge des chefs d’établissements occupant le site :

  • contrôle visuel au moins une fois par an de l'état des mesures conservatoires concernant l'amiante (faux plafonds, placards techniques…) et mise en place de mesures d'empoussièrement annuelles afin d'en vérifier l'efficacité,
  • réalisation d'un dossier technique amiante cohérent sur l’ensemble du campus ;
  • réalisation des travaux de maintenance en zone amiantée uniquement par des travailleurs protégés et formés au préalable ;
  • notification des interventions (travaux) et des mesures d’empoussièrement qui doivent les accompagner, aux chefs d’établissements du campus ;
  • envoi annuel des résultats et des notifications au Préfet de Paris.

Le délai réglementaire de fin des opérations de désamiantage 

Le décret 7 février 1996 relatif à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l’amiante, modifié par le décret du 13 septembre 2001, prévoit que les travaux de désamiantage relatifs à l’amiante friable doivent être achevés dans un délai de trois ans, ceci dès lors qu’il a été observé un niveau d’empoussièrement dépassant le seuil de 5 fibres d’amiante par litre d’air.

Ce délai initial peut être prorogé deux fois par arrêté préfectoral. La période initiale a ainsi couru jusqu’au 31 décembre 2004 et a été prorogée par l’arrêté préfectoral du 22 juillet 2004 jusqu’au 31 décembre 2007. Une dernière et ultime prorogation a été accordée le 26 décembre 2007, prorogeant le délai de désamiantage des bâtiments du campus de Jussieu jusqu’au 31 décembre 2010.

L’arrêté préfectoral exigeait en contre partie de ces prorogations un suivi régulier de l’efficacité des mesures conservatoires prises pour encoffrer l’amiante (voir encadré « mesures conservatoires »), en prévoyant des campagnes annuelles de contrôles visuels qui pouvaient donner lieu à des travaux de reprise ponctuels. La réglementation prévoyait aussi des campagnes annuelles de mesures d’empoussièrement. Les mesures d’empoussièrement réalisées ont montré que le seuil réglementaire de 5 fibres d’amiante par litre d’air n’était pas dépassé.

Les mesures conservatoires 

A l’issue du diagnostic Setec dont les résultats ont été produits en avril 1996, et sans attendre la création de l’Etablissement public du campus de Jussieu (constitué le 17 avril 1997), des mesures conservatoires visant à confiner l’amiante des bâtiments du campus ont été mises en œuvre par les différents établissements universitaires et scientifiques concernés. Elles consistent généralement en la mise en œuvre de films polyane pour étancher les plafonds, d’adhésifs pour condamner les gaines techniques et autres dispositifs visant à empêcher toute dispersion de fibres d’amiante. Leur bon état est étroitement surveillé et des reprises ponctuelles sont effectuées dès lors qu’un défaut est constaté.

Phases de désamiantage

Le calendrier de programmation de libération des locaux amiantés du « gril » d’Albert et l’obligation réglementaire de finir le désamiantage au 31/12/2010 a conduit au découpage du gril en secteurs géographiques de travaux.

Chacun de ces secteurs nécessite la conduite d’un nombre important d’opérations préalables de relogements et de transferts.

Pour chacun des secteurs de désamiantage, une maîtrise d’œuvre spécifique a été désignée, qui prenait aussi en charge les travaux de démolition en superstructure et de protection au feu.